www.fndirp.fr - FNDIRP 10 rue Leroux 75116 PARIS - Mentions légales

Après la signature de l’armistice, s’ouvre un des plus grands procès de l’histoire de la 

seconde guerre mondiale, celui du Maréchal Pétain. Marcel Paul, viendra témoigner à la

barre de l’ignominie de l’état français collaborateur dirigé par Pétain.

Marcel Paul fait savoir qu’il souhaite être entendu comme témoin. Monsieur Le Premier Président de la Haute Cour de Justice le fait donc convoquer à l’audience du mardi 31 juillet 1945 pour y être entendu. Extrait.
Historique
Fédération Nationale des Déportés et Internés, Résistants et Patriotes
La FNDIRP, Fédération Nationale des Déportés et Internés, Résistants et  Patriotes, est une association loi 1901, fondée en octobre 1945, cinq mois  après la victoire sur le nazisme, par le colonel F.H. Manhès déporté à  Buchenwald et Marcel Paul déporté à Auschwitz et Buchenwald. Elle plonge  ses racines dans les crimes sans précédent du nazisme. Elle porte l’héritage  des déportés qui ont fait le serment, sur les lieux de leur souffrance, de  témoigner au nom de tous ceux qui ne reviendraient pas. Celui des internés,  dans les camps et les prisons de la France occupée, des résistants et des  patriotes qui ont lutté pour combattre l’occupant. La FNDIRP a aidé au  rapatriement et aux soins médicaux des déportés. Huit mille dentistes dont  trois mille à Paris sont mobilisés. C’est ensuite au dispensaire de la rue  Leroux, siège de la FNDIRP, que sont accueillis les rescapés des camps.  L’équipe médicale composée d’anciens déportés s’avère plus compétente  pour soigner les pathologies liées à la déportation. La FNDIRP s’est portée  partie civile dans les trois grands procès pour crime contre l’humanité instruits  en France, ceux de Klaus Barbie, Paul Touvier et Maurice Papon...  Le centre Jean Moulin, créé par la FNDIRP, est inauguré en 1948. Ce centre  accueille les anciens déportés atteints de séquelles de la déportation et de  l’internement. Il a pour objectif la réadaptation professionnelle en postcure  sanatoriale. Le centre est installé dans un parc de dix-huit hectares à Fleury  Mérogis, regroupant le château, les ateliers et les dépendances. Le château  abrite les services médicaux et le logement des pensionnaires. Les ateliers  proposent une formation professionnelle variée.   La clinique Frédéric-Henri Manhès dans la propriété de Fleury Mérogis, est  inaugurée le 30 octobre 1965 dans le cadre du 20ème anniversaire de la  libération des camps, et prend le nom du co-président fondateur de la  Fédération, décédé en 1959. La spécificité de cette clinique provient des  travaux de l’équipe du Dr Fichez, membre du bureau national de la FNDIRP,  qui rappelle que la longévité moyenne des déportés est de dix ans inférieure à  celle du reste de la population. La FNDIRP entend permettre « aux survivants  de survivre » et présente la clinique comme le «centre national de santé des  DIF”.   La maison de retraite Marcel Paul, continuitée de l’esprit d’entraide et de  solidarité, est inaugurée le 10 avril 1985 pour le 40ème anniversaire de la  libération des camps, et porte le nom de Marcel Paul, co-président fondateur  de la Fédération, décédé en 1982. La propriété de la FNDIRP à Fleury  Mérogis réunit ainsi dans un même lieu, trois établissements qui témoignent  de l’action médico-sociale de la Fédération, et qui portent les noms de trois  personnalités de la résistance et de la déportation : Jean Moulin, F-H Manhès  et Marcel Paul.  Frédéric-Henri Manhès, né le 9 juin 1889 à Etampes, devient officier pour ses  actes lors de la première guerre mondiale. En 1936, il devient membre du cabinet  de Pierre Cot au ministère de l’Air, où il se lie d’amitié avec Jean Moulin. Il entre  dans la résistance en 1941 et s’engage dans les FFL sous le pseudonyme de  Frédéric Monceau avec le grade de lieutenant-colonel. Entre 1942 et 1943, il est le  représentant de Jean Moulin en zone nord et prend contact avec “Ceux de la  Résistance”. Henri Manhès est arrêté par la gestapo le 3 mars 1943 à Paris. Il est  emprisonné, interrogé, puis interné au camp de transit du Frontstalag 122 de  Royallieu-Compiègne. Il est déporté le 22 janvier 1944 au camp de concentration  de Buchenwald sous le matricule 42040. Il dirige avec Marcel Paul le comité des  intérêts français dans le camp et en devient le président. Il est décèdé le 25 juin  1959.  Marcel Paul, né le 12 juillet 1900 à Paris, est mobilisé dans la marine lors de la  première guerre mondiale. En 1923, il adhère au Parti Communiste et occupe  ensuite le poste de secrétaire général de la Fédération réunifiée de l’éclairage.  Proche de Maurice Thorez il est présenté par le PCF aux élections municipales de  1935 dans le 14ème arrondissement de Paris où il est élu. Mobilisé en 1939 dans  l’infanterie, il est fait prisonnier et s’évade. Investi dans la résistance, il est dénoncé  et arrêté en 1941. Transféré à la centrale de Fontevrault en 1943, il est déporté le  27 avril 1944 à Auschwitz où le matricule 186187 lui est tatoué sur le bras. Il est  transféré le 14 mai à Buchenwald où il reçoit le matricule 53057. Il devient, dans le  camp, l’un des chefs de la résistance clandestine au sein du comité des intérêts  français. Au retour des camps nazis, il entre au comité central du PCF en juin 1945  et devient Ministre de la Production Industrielle le 21 novembre.  En 1945, il fonde, avec le colonel Frédéric-Henri Manhès, la FNDIRP, dont il sera Président jusqu’à sa mort.
SUITE... INDEX HISTORIQUE PRÉSENTATION CAMPS NAZIS INFOS PATRIOTE RÉSISTANT BOUTIQUE CNRD WEB CONTACTS HISTORIQUE