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Le système concentrationnaire  Les principaux camps du système concentrationnaire  Après le démantèlement des « camps sauvages » créés dès février 1933 et dirigés souvent par la SA,  Gestapo et SS vont édifier le système concentrationnaire proprement dit, celui des « camps de concentration d’Etat » (Staatliche Konzentrationslager) désignés officiellement par le sigle KL (et familièrement, KZ).  Comme les camps sauvages, les KL vont d’abord voir affluer, sur décision de la police secrète d’état (la  Gestapo), des Allemands hostiles au nazisme, les « politiques » porteurs du triangle rouge. Ils recevront  aussi des femmes et des hommes au comportement jugé indésirable (homosexuels, asociaux, membres de  certaines sectes, criminels de droit commun…), porteurs de triangles d’autres couleurs. Avant la Nuit de Cristal (novembre 1938), les KL ne seront pas ouverts aux juifs, sinon au titre d’opposants  ou de « déviants ». Les KL, officiellement, sont chargés de « protéger les opposants », placés « en détention de protection »,  contre la « colère des bons citoyens », de les isoler, de rééduquer ceux dont la libération est envisageable.  En outre, leur existence, connue mais chargée de mystères, doit terroriser la population allemande… C’est la Gestapo, police d’Etat, qui désigne les victimes à incarcérer et les détenus à libérer. C’est la S.S.,  filiale du parti nazi (NSDAP), qui est chargée de la garde et de l’administration (qui est du ressort de l’IKL,  Inspection des KL) des camps de concentration. Au fil du temps, le système évoluera.  Avec la mainmise des nazis sur l’Europe, le système s’ouvrira largement aux étrangers et les effectifs  augmenteront dans des proportions inouïes : jusqu’à plus de 500.000 détenues et détenus, alors qu’avant  1939, abstraction faite des conséquences de la Nuit de Cristal, les effectifs totaux étaient de l’ordre de  10.000 prisonniers… Les taux de mortalité s’accroîtront dans des proportions encore plus grandes et, à compter de 1941, les KL  se doteront de leurs propres installations de crémation. A partir de 1942, priorité sera donnée , sous le contrôle et au profit de la SS, à l’exploitation du travail des  détenus soit dans des entreprises appartenant à la SS, soit dans des entreprises « ordinaires » : Daimler  Benz, I.G. Farben, Siemens, Krupp… De ce fait, les KL essaimeront des annexes, les Kommandos  extérieurs, implantés à proximité des usines, des chantiers, des carrières…Il en sera créé plus de 1000… L’Office principal d’administration et d’économie de la SS (WVHA, installé à Oranienburg) englobera l’IKL et il  prendra une importance considérable. Sous la direction de Pohl, il contrôlera les entreprises S.S, il louera la  main d’œuvre aux entreprises et il s’efforcera de mettre la main sur les camps et les opérations qui  échappaient à sa compétence. En 1944, à l’apogée du système ainsi transforma, les KL et leurs Kommandos extérieurs, sous la coupe de  Himmler, à la fois chef des polices et de la SS, couvriront les territoires soumis aux nazis d’un réseau très  dense et dont nul, en Allemagne, ne pouvait ignorer les détails même les plus inhumains. Hors du système concentrationnaire existaient également le “camp de sûreté” de Schirmeck, en Alsace  annexée, et deux camps de représailles pour prisonniers de guerre : Kobierzyn (camp 369) et Rawa-Ruska  (camp 325). Les centres d’extermination et d’“euthanasie”  Les centres d’extermination Dès 1939, avant même les décisions de l’automne 1941 et la mise au point, à Wannsee, de la « Solution  Finale du problème juif », il n’est pas fait mystère des intentions qui animent les nazis : « Nous allons en  Pologne pour rosser les juifs ! » La finalité proclamée de l’idéologie nazie était d’ordre racial. Elle prétendait établir, pour mille ans, la  prééminence d’une prétendue « race aryenne » qu’il s’agissait d’abord d’épurer en la débarrassant du «  mauvais sang » : les Allemands biologiquement impurs ou « indignes de vivre ». Le plein épanouissement  de la race des seigneurs exigeait, par ailleurs, la colonisation d’un « espace vital » conquis (Lebensraum) et  l’éradication totale ou partielle des habitants de « races inférieures » ou leur réduction en esclavage. Alors que le système répressif – dont l’élément majeur fut le camp de concentration – était un des moyens  mis en œuvre pour « rééduquer » les individus récupérables, isoler les autres et faire régner l’ordre nazi, la  réalisation de la finalité raciste exigeait l’extermination radicale des individus ou des groupes « raciaux  inférieurs »… L’instrument le plus achevé de l’accomplissement de ce délire idéologique fut le camp d’extermination  (Vernichtungslager), véritable « centre de mise à mort », avec chambres à gaz et crématoires, qui conféra  aux génocides des juifs (la Solution Finale, définitivement mise au point à Wannsee le 20 janvier 1942) et  des tziganes une dimension industrielle. Mais les « Centres d’euthanasie », aux installations plus modestes, les ghettos [Plus de 2000 à l’Est de  l’Europe surtout, parmi eux : Riga, Theresienstadt-Terezin (dossier n°45 du bulletin Mémoire Vivante de la  Fondation pour la mémoire de la Déportation), Varsovie…] antichambres des camps d’extermination où la  population juive était déjà décimée par la famine, les Einsatzgruppen (« opérations mobiles de tuerie »)  collaborèrent au plus gigantesque programme d’assassinats individuels ou collectifs jamais conçu. L’exécution du génocide des juifs fut confiée à la Gestapo (Amt IV du RSHA); à la tête du Referat IVBA  (section B4 de la Gestapo), Adolf Eichmann en fut l’organisateur méthodique. “Les centres d’“euthanasie” Bernburg Brandenburg Grafeneck Hadamar  Hartheim  Sonnenstein Dans ces centres furent, dès 1939, assassinés des Allemands, handicapés mentaux et physiques, dont la  vie était décrétée « indigne d’être vécue ». L’expérience acquise dans ces centres fut mise à profit dans les  centres d’extermination.  Une partie des détenus du système concentrationnaire devenus inaptes au travail (code 14 f13) furent gazés dans ces centres.
La déportation
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Les camps de représailles pour prisonniers de guerre
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Les camps d’extermination
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